Une biodiversité remarquable
Diversité des races ovines à viande

Mots-clés : race à viande, race bouchère spécialisée, ovin, race bouchère rustique

Brebis de race Préalpes du Sud
Brebis de race Préalpes du Sud - Crédit : DR

Le cheptel ovin français possède une gamme exceptionnelle de types génétiques, avec 24 races à viande spécialisées, à haute prolificité ou rustiques, en programme officiel de sélection.

La localisation et la constitution du cheptel ovin français ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. L’abandon progressif de l’association moutons/céréales dans les exploitations du Bassin Parisien a conduit à une nouvelle répartition des effectifs. Ceux-ci se concentrent maintenant dans les régions herbagères du Centre-Ouest ainsi que dans les zones plus difficiles de la moitié sud du pays.

 Races bouchères spécialisées

Dans la moitié nord de la France, plus de 10 races bouchères se caractérisent par leurs aptitudes à produire des agneaux lourds et recherchés pour leur bonne conformation. S’y ajoute une race de haute prolificité, la Romane (ex INRA 401). Valorisées en race pure, ou en croisement terminal sur des races rustiques, elles sont utilisées avec succès dans le monde entier, dans les zones de cultures céréalières ou en zones herbagères de bon potentiel fourrager.

En conduite intensive dans les zones de cultures céréalières, les races précoces et produisant des agneaux lourds, comme l’Ile de France et le Berrichon du Cher, font merveille pour valoriser les céréales avec une finition en bergerie. Leur aptitude au désaisonnement permet d’autre part différents systèmes de reproduction (1 ou 2 périodes de mise-bas) pour répondre au mieux à la demande des marchés.

En conduite semi-extensive en zones herbagères de bon potentiel du Centre-Ouest, les races telles que le mouton Vendéen, le Texel, le mouton Charollais, la Rouge de l’Ouest et la Charmoise permettent une efficace conduite à l’herbe des agneaux avec leur mère.

La possibilité de finir leur agneaux à l’herbe ou en bergerie, alliée à celle d’agnelages précoces, permettent une grande souplesse de conduite suivant les objectifs de l’éleveur, et notamment de développer une production de contre-saison très rémunératrice.

 Races rustiques et maternelles

Dans la partie sud de la France, la rusticité et les aptitudes maternelles d’une douzaine de races permettent un élevage compétitif malgré des conditions de productions plus difficiles (climat, topographie, fourrages grossiers) : race Limousine (Haut-Limousin), Rava et Bizet (Auvergne), Causses du Lot, Blanche du Massif Central et Lacaune viande (Lozère), Grivette, et Préalpes du Sud et Tarasconnaise (Pyrénées).

Ces races permettent de bons résultats en race pure, grâce à leur capacité à produire à faible coût des agneaux particulièrement robustes. Elles sont aussi très bien valorisées comme support de croisements terminaux avec des races à fort potentiel boucher.

Pour finir, la population Mérinos est encore importante en France. La rusticité et la fertilité de la race Mérinos d’Arles en font la race par excellence des grandes transhumances. Elle évolue principalement entre les plaines du bas-Rhône (Crau et Camargue) et les estives des Alpes. L’Est à Laine Mérinos, race remarquable par sa plasticité, se concentre notamment dans l’est de la France. Ces deux races rustiques sont particulièrement appréciées dans les contextes d’élevage difficiles et très bien valorisées en croisement avec des races bouchères.

 

Chiffres clés

  • 8 millions d’ovins (viande et lait)
  • 5.4 millions de brebis de races à viande
  • 8 races ovines à viande spécialisées en programme de sélection
  • 15 races à viande rustiques en programme de sélection
  • 1 race de haute prolificité en programme de sélection